PROCHAIN STAGE EN NOVEMBRE 2021 (dates à venir)

Élargir chez l'acteur le vocabulaire physique, et, chez le danseur, apprivoiser la parole pour que l’un et l’autre puissent les préciser et en prendre conscience. Contrôler ses gestes alors qu’on parle sans devenir formel. Rester libre de changer le courant, le rythme de la pensée, donc de la parole, sans perdre la conscience ni la maîtrise du geste (qu’il soit minimal ou exubérant). Comprendre la nécessité du mouvement et comment en devenir le créateur.

Il est important de s’être défini avant de pouvoir rentrer en contact avec l’autre, c’est pour cela que l’on part d’un travail sur un monologue choisi par l’interprète et que l’on choisit ensuite dans la même œuvre un dialogue impliquant le même personnage. Quel est le sens d’un dialogue ? Qu'est-ce qui change si notre partenaire change ? Nous ne pouvons pas nous adresser à deux personnes différentes de la même façon, même si le texte est le même ; ce qui change est très subtil, mais grâce aux duos, à l’implication physique, il est plus facile de percevoir des différences simples comme le poids, ou la souplesse, ou la raideur que l'on perçoit d’un corps à l’autre ; pouvoir insuffler le texte dans ces différents duos permet de percevoir cette différence.

Nous mettrons en relation les acquis avec l’espace scénique (scénographie, costumes, lumières et musique). Sur un plateau nous dialoguons avec l'autre mais aussi avec le scénographe, avec les costumes, avec les couleurs, avec la musique, avec la lumière, qui changent ce que le public voit, et que nous nous efforçons, dans ce stage, de mettre à disposition surtout dans la troisième semaine pour que les interprètes puissent expérimenter, comprendre, jouer avec ces outils et non plus les subir.

Nous apportons aux stagiaires les moyens de tester et de développer leur créativité dans des domaines où ils sont plus fragiles, ou qu’ils ne connaissent pas très bien.

Je poursuis et approfondis ce chemin pédagogique qui permet aux artistes un entraînement de leurs émotions, un travail approfondi de la parole et du mouvement ainsi que leur relation à la scénographie, aux costumes, à la lumière, au son. Librement et sans les contraintes d’une création, mais avec tous les éléments qui la composent.

Il est clair qu’il s’agit ici, pour les interprètes qui participent à mes stages, d’un temps d’entrainement et de liberté précieux entre deux films, entre deux créations, entre deux tournées.

Amahí Camilla Saraceni

 

INFORMATIONS FORMATION

Studio Albatros
52 rue du Sergent Bobillot 93100 MONTREUIL

Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h30 à 18h30 (105h)

Stage de trois semaines (105h)

Profil professionnel : Artistes interprètes professionnels dans leur domaine.

Prérequis et expérience professionnelle : Aucune connaissance préalable n’est nécessaire pour suivre la formation.

Formation non certifiante

Tarif OCPO : 2400 euros HT

Possibilité de financement AFDAS ou Pôle emploi

COMMENTAIRES STAGIAIRES NOVEMBRE 2019

Yuming Hey (comédien)

Les stages d'Amahi Camilla Saraceni sont essentiels pour des comédiens de tout niveau car elle prend l'artiste là où il en est avec son histoire, son parcours. Au travers d'exercices du corps et de la parole, elle aide les artistes quels qu'ils soient (comédiens, chanteurs, danseurs) à se connecter avec eux-mêmes. C'est un endroit de recherche rare. J'ai eu la chance de suivre de grandes formations (Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris), de jouer avec des metteurs en scène de renom Bob Wilson, Pascal Rambert... Je peux assurer que la qualité trouvée au stage est rare, précieuse et nécessaire.

Laurence Hornecker (chanteuse)

Un stage dont le topo a éveillé ma curiosité d’artiste : le corps, le dialogue, les lumières, la mise en scène... Des éléments que j'ai besoin de creuser pour étoffer mon spectacle musical.

J'ai découvert dès le premier jour que j'allais explorer des facettes de mon métier que je ne faisais qu'effleurer jusque-là : écouter mon corps, le mettre en contact avec les éléments dans lequel il évolue, lui donner une voix, le mettre en jeux...chercher la justesse, le vrai, le possible, être moi, être avec les autres.

Ce stage de théâtre est très bénéfique pour mon métier de chanteuse.

On apprend rarement à être chanteuse, on le devient et on se jette dans la fosse aux lions sur scène. Et là, je découvre comment habiter mieux la scène, un texte, comment mon corps, la matière autour de moi, ceux qui m'entourent peuvent porter ma musique.

Chacun des exercices proposés en échauffement, danse et théâtre sont formidables !

Je conseille ce stage à tous les artistes quel que soit leur spécialité, leurs années d'expérience et leur âge !

Tous les Intervenants sont fins, à notre écoute et comprennent rapidement vers où nous emmener lors de ces 3 semaines !

Merci à eux

Grégoire Bourbier (comédien)

J'ai décidé de participer à ce stage pour casser certaines habitudes prises au fil des années dans un même circuit théâtral. Avec les spécificités de chacun et quelles que soient leurs qualités.

Mon intention était de développer ici l'engagement corporel dans le jeu.

Ce stage y répond.

En plusieurs temps.

De l'éveil physique du matin aux improvisations à partir du texte l'après-midi, les phases s'articulent facilement et on trouve aisément un lien entre elles.

L'interprétation, d'abord largement chorégraphiée se fait plus réduite au fil des jours. De même l'espace de jeu d'un plateau nu devient scénographie et donc plus contraignante.

Mais de ces contraintes le but est d'y trouver une liberté d'interprète. Que chacun d'entre nous recherchons.

Le regard et les corrections apportées par Gilles et Amahi sont toujours bienveillants et positifs mais laissent aussi la place à ce que l'on doit améliorer.

Je les en remercie ainsi que le groupe qui a toujours été une force de proposition. Le travail ne s'arrête jamais même lorsqu'on est spectateur. Il nous appartient de le continuer à l'issue de ce stage. Merci !

Mathilde Anquez (comédienne)

Le stage d’Amahi Camilla Saraceni et de ses précieux collaborateurs est une merveilleuse possibilité d’explorer l’espace, le mouvement et la parole en tant qu’artiste.

Ces trois semaines ont été intenses et m’ont permis de mieux comprendre tout ce que peut cacher un texte et comment on peut l’aborder par le corps et le cœur.

J’ai appris beaucoup aussi en spectatrice, en voyant évoluer les autres artistes du stage au fur et à mesure des semaines.

Amahi Camilla mène ce travail dans une grande exigence ainsi qu’une bienveillance qui permet un lâcher pris, souvent trop rare au moment des répétitions.

Nous avons également la chance d’être accompagnés par son assistant, ainsi qu’un metteur en scène- chorégraphe, un créateur lumière, une créatrice son et un scénographe. Cela nous permet d’être constamment à l’écoute de tout ce qui nous entoure au plateau et de jouer avec.

Je suis très heureuse des rencontres et du processus de travail, et je conseille ce stage à tous ceux qui ont envie de s’épanouir pleinement sur un plateau de théâtre.

Louve Reiniche-Larroche (comédienne)

C'est la deuxième fois que j'ai le privilège de participer au stage d'Amahi Camilla SARACENI et il y en aura d'autres. Trois semaines intensives de travail au plateau, au travers d’une approche corporelle passionnante.

Une manière de se questionner sur l’artiste que l’on est, sur notre liberté, sur notre créativité et notre univers.

Un travail nécessaire pour étoffer son jeu, trouver de nouveaux outils, s’appuyer sur tous les composants de la création théâtrale, du son à la lumière en passant par les partenaires, les costumes et la scénographie. Un entraînement très enrichissant pour s’autoriser d’avantage, faire confiance à son intuition, cheminer et faire le point sur ses désirs artistiques.

Ce stage est un outil impératif pour un artiste interprète !

Sylvain Deguillame (comédien)

C’est la première fois que je participe au stage De La Parole Au Mouvement Du Monologue Au Dialogue De L’Espace Vide A La Scénographie.

Le travail de la première semaine est basé sur la rencontre. Rencontre, comme prise de conscience en tant qu’artiste. Je nourri mon monologue à partir de ce que je suis. Je ne cherche pas à fabriquer quelque chose, mais à produire depuis ma personne. Le corps est vecteur d’émotions. C’est à partir de celui-ci que je fixe une première couche sur mon travail.

La deuxième semaine la relation avec mon personnage devient plus intime. Le travail sur le corps est plus approfondi, plus subtil. Le corps a une mémoire cellulaire. Réveiller cette mémoire apporte une qualité supérieure au travail de l’acteur. Car l’émotion induite par le corps est vraie, instantanée, elle est propre à chacun, sincère et donc captivante pour le spectateur. Pour un acteur, rentrer dans cet état d’âme est un bienfait fabuleux. Je prends du plaisir, les images et les idées défilent, elles apparaissent sans avoir besoin de les chercher. Tout s’avère très simple. Bref, je joue. Je vis l’instant présent.

La troisième semaine le travail sur soi continu en profondeur, avec l’arrivée de la scénographie. Joie ! Enfin un élément concret sur lequel je peux m’appuyer. Mais la scéno ou l’objet que je décide d’intégrer à ma scène ne doit pas être négligé. J’observe le décor que le scénographe a préparé. Je m’imbibe du lieu. Je choisi mon costume dont la scénographie m’a inspirée. Une fois sur scène, tout le travail des semaines passées refait surface. Ne rient prévoir en avance. Se laisser surprendre par ce que je vois, ce que je touche, ce que j’entends, la présence de mon partenaire. Être ouvert et se laisser traverser.

Faire confiance à mon corps. Le corps sait où il faut se placer, comment marcher, comment bouger et quand il faut parler.

Le travail que j’ai fait pendant ce stage a été incroyablement prolifique. Si je dois définir le stage en un mot, je dirais BRISER. Briser les murs, briser le masque, briser les conventions.

Quand on crée un personnage on a cette fâcheuse tendance à vouloir ajouter, ajouter tout le temps. On a peur d’être trop simple, ennuyeux, fade, pas assez original. Alors on fabrique des sentiments qu’on vient mettre par-dessus. Mais le personnage devient artificiel, faux.

Avec ce stage j’ai appris qu’il ne s’agit pas d’ajouter, mais au contraire d’enlever. Tout est déjà là. Il faut juste accepter. Se laisser porter. Se laisser traverser par une émotion. C’est notre expérience qui va créer le personnage.

Nous vivons dans une société où il faut paraître. Nous sommes quotidiennement pollués par tout un tas de conventions. Cela se répercute sur notre travail aussi. Pendant les trois semaines j’ai appris petit à petit à nettoyer. Juste, essayer d’être là, Sylvain avec son bagage.

Ça été difficile. Mais je crois que je l’ai touché du bout du doigt et ça, c’est trop cool. Car maintenant que je l’ai gouté, je peux commencer à manger.

Katia Médici (danseuse et comédienne)

J’ai suivi CE stage à plusieurs reprises et je continu à croire que c’est un endroit comme il en existe pas beaucoup, un espace dans lequel on vient creuser dans notre propre imaginaire l’artiste qu’on est.

Tout le dispositif et l’évolution du travail sont organisés de manière à porter l’interprète sur un chemin de réflexion de son avenir bien au-delà d’un simple stage .... Amahi Camilla Saraceni et Gilles Nicolas sont à la fois exigeants et ouverts et proposent à transgresser « les règles » afin d’aller au-delà de ce qu’on sait déjà.

Le travail du son et la lumière sont très présents tout au long du stage et Franc Jamin le scénographe nous amène vers un « ailleurs » en résonance aux textes choisis.

Du premier jour la bienveillance a aussi une grande place et tout au long de ses trois semaines le groupe se consolide comme si on allait monter sur scène à l’instant même !

 

Pauline Le Meur (comédienne)

Ce stage de trois semaines est un merveilleux voyage intérieur et artistique.

C’est un espace dédié à l’entrainement de l’acteur, artiste interprète pour qu’il puisse expérimenter en toute liberté, gagner en confiance dans ses propositions et consolider son jeu.

En cela les trois semaines sont importantes, dans un premier temps on prend connaissance avec le groupe pour créer un climat de confiance et de bienveillance nécessaire au travail.

On traverse différents exercices qui nous permettent de se dévoiler et d’en apprendre plus les uns sur les autres. On part de soit pour aller vers l’autre et vers son rôle.

Différents outils sont à notre disposition.

Tous les matins on commence par un échauffement pour préparer, éveiller, réveiller le corps et la voix.

L’apprentissage d’une chorégraphie commune fait également partie du training et permet de travailler en groupe dans une même direction.

Petit à petit on est amené individuellement à créer une phrase chorégraphique personnelle à partir d’un texte choisi préalablement. Cette phrase nous servira lors d’improvisations collectives et tout au long du stage.

On part du corps pour arriver à la parole, le travail du corps nous guide vers plus de liberté, d’audace et un plaisir de jouer qui se ressentiront ensuite dans l’interprétation des textes.

Textes et chorégraphies se mêlent pour raconter une histoire.

Après avoir travaillé les monologues on passe aux scènes en duo, les différentes écritures et énergies se rencontrent pour donner naissance à une nouvelle danse, j’appelle ici danse la rencontre entre deux univers, deux personnages qui tout à coup nous racontent une histoire, leur histoire.

Lors de la dernière semaine, on utilise tous ces outils pour appréhender un nouvel espace, on passe d’un plateau nu, un espace vide à une scénographie, un lieu avec sa propre géométrie. Pour cela on se prépare, on choisit habilement des costumes en lien avec nos textes et l’univers que nous inspire la scénographie présente. On travaille à dessiner, à préciser les corps dans l’espace, à créer des tableaux tout en gardant le mouvement et en cherchant à faire de la scénographie un partenaire de jeu, une alliée et non une contrainte.

 

C’est un merveilleux stage pour qui souhaite travailler en profondeur, affiner la perception de son corps dans l’espace et son rapport à la parole.

J’ai aimé ce stage car il guide l’artiste interprète vers plus d’autonomie dans son travail, en permettant de gagner en confiance dans ses propositions à travers les différents exercices proposés. On valide intimement et intuitivement des qualités de jeu qui nous serviront tout au long de notre parcours que ce soit pour des projets artistiques ou lors d’auditions permettant d’intégrer de nouveaux projets.

 

Merci Amahi, Gilles, Serge, Pablo, Hugo, Louise, Frank et Amélie, c’était un plaisir de travailler vous et une chance d’être accompagnée d’une si belle et complète équipe faite de metteur en scène, chorégraphe, scénographe, costumière, ingénieur son et lumière.

Jules Benveniste (comédien)

Au cours de ce stage j'ai pu toucher du doigt des questions qui sont, à mon avis, le fondement de toute pratique artistique scénique, indépendamment de la forme qu'elle prend.

Le plateau est l'outil le plus précieux mis à disposition pour expérimenter sans cesse, rater et rater mieux. La richesse des expériences que j'ai pu faire au cours de ces trois semaines est due à la bienveillance de l'équipe, la richesse d'outils mis à disposition (lumière, son, scénographie, costume), qui interviennent progressivement au long de la période mais toujours comme une aide, un espace, une sensibilité nouvelle à découvrir et qui vont de pair avec une exigence remarquable.

Le travail physique est voué à faire gagner en conscience de soi par un éveil sensoriel profond. De même que l'abord du travail au plateau consiste en la découverte, l'approfondissement de ce que chacun est, sa matière propre. Plus tard, soit à travers l'écriture chorégraphique, soit à travers des textes dramatiques, la recherche se propose de faire se rencontrer cette matière intime, personnelle avec un matériau extérieur, à appréhender. Le but n'est jamais de réussir ce que l'on fait mais de chercher les questions justes, les points de bascule, là où la recherche peut nourrir et envisager l'ouverture.

Je garde de ce stage le souvenir d'un moment clé dans mon parcours où j'ai pu découvrir avec simplicité, bienveillance et puissance quels sont les chemins – en ce qui me concerne – qu'il vaut mieux continuer à parcourir pour un épanouissement de soi dans l'art que je pratique. Et je dirais que c'est valable quel que soit la discipline pratiquée."

Lauriane Mitchell (comédienne)

Ce stage avec Amahi Camilla Saraceni travaille le corps de l'acteur en profondeur, avec une grande sensibilité et à partir d'outils concret : un échauffement chaque matin, l'élaboration d'une chorégraphie en lien au texte choisi, des improvisations autour du texte avec sons et lumière.

Le monologue est intégré complètement à ce travail sur le corps et Amahi travaille ainsi avec spécificité avec chaque acteur.

C'est la première fois que pour moi, le sens du texte, ce que je suis comme comédienne et mon corps était si fortement et nécessairement mis en lien, et surtout que je commence à comprendre comment faire ce lien.

 

Ensuite, nous travaillons des dialogues et, toujours à travers une appréhension de l'espace, de son propre corps et du corps de l'autre, les scènes sont passées. L'essentiel est l'écoute de l'autre acteur.

 

La dernière semaine arrive la scénographie et les costumes et ces scènes sont jouées dans trois espaces différents avec pour première consigne d'être à l'écoute de ces nouveaux éléments, de les intégrer, de jouer en fonction et avec eux.

 

Ce stage permet d'aller chercher de nouveaux chemins, des endroits de jeu inexplorés. Une grande place est donnée à chaque stagiaire, avec beaucoup de bienveillance.

C'est un lieu de training formidable qui permet de questionner son rapport au jeu et qui remet au centre l'écoute, l'invention de l'acteur et le corps.

 

Marcia de Castro (comédienne et metteure en scène)

Le stage, un moment d’extraordinaire privilège !

Précis, exigeant et stimulant.

Un vrai bonheur.

Zacharia Rassidi (comédien)

C'est avec satisfaction que j'ai pris part à la formation intitulée  : De la parole au mouvement - Du monologue au dialogue - De l'espace vide à la scénographie.
Ce fut une expérience enrichissante, j'ai appris en 105h, (15 jours - 35h/semaine) à se nourrir des autres, en acceptant la dynamique, le rythme, l'énergie que nous transmet nos partenaires.
Les points forts de la formation :
- Les exercices corporels, mettre son corps en mouvement et être à son écoute - pousser l'endurance physique jusqu'à sa limite
- Gérer son espace en tenant compte de l'univers (son et lumière)
- Nous avons su que le vocabulaire n'est pas que verbal mais aussi physique - le sens d'un dialogue, d'un monologue
- L'interprétation de ses souvenirs d'enfance par soi et par son partenaire - faire vivre en scène son rêve, en cohésion avec ceux des autres
- La scénographie : comment s'intégrer dans un décors, les accessoires, le choix des costumes etc ... furent des moments magnifiques.
Mes sincères remerciements aux intervenants pour le sérieux dans leurs transmissions du savoir-faire.
Mes remerciements à l'AFDAS pour m'avoir donné cette opportunité, et je serai intéressé à reprendre une seconde fois cette formations, afin d'approfondir cet acquis.

Erwan Guignard (comedien)

De jours en jours j'ai réalisé la grande chance que c'est d'avoir pu vivre ce stage, les rencontres que j'ai pu faire, les univers que j'ai pu rencontrer.

La première semaine nous avions principalement travailler sur le mouvement et nos propres monologues avec un mouvement pour une phrase choisie, puis au fur et à mesure on a rencontré l'univers physique des autres et tenter de se les approprier.

La deuxième semaine était un peu plus sur les scènes et moins sur nos propres monologues choisi, le vendredi de la deuxième semaine on a fait un travail à partir des rêves que chacun d'entre nous a pu écrire et faire, 3 groupes réparti, 3 propositions différentes, liberté totale de proposition (costume, lumière, sons, accessoires).

Puis la troisième semaine nous avons fait un travail toujours sur le mouvement et les textes choisis et appris durant le stage mais cette fois en s'appuyant sur la scénographie, les objets, les espaces, les distances, mais aussi les costumes toujours accompagné de musique mais avec un jeu de lumière plus prononcé, nous étions en parti en trio ou quatuor durant cette semaine. C'est l'enseignement que je retiens le plus, comment se fondre a une scénographie, comment ne pas l'écraser mais l'épouser, tout en tenant compte toujours du corps, du texte, des partenaires, de la musique, de la lumière... Pas toujours évident.
Nous avions changé de scénographie tous les deux jours durant cette troisième semaine.

Pendant le stage chaque matins nous faisions un échauffement avec un chorégraphe Gilles Nicolas, voix, corps, travail en duo, relaxation et surtout une chorégraphie la plupart du temps sur "Such a Kiss" d'Elvis Presley, j'adorais ça, une fois on l'a faite sur une scénographie, c'était vraiment intéressant les possibilités de découverte par la danse.
Nous étions aussi assisté d'Hugo pour la lumière, et Louise pour la musique et l'ambiance sonore, ça m'a donné la sensation d'être en création, et ça m'a donné l'excitation de jouer. Les pauses repas (car ouais manger c'est important) étaient assuré la plupart du temps par quelqu'un et assisté par Pablo, assistant d'Amahi Camilla pour l'organisation.

Je ressors avec pas mal d'enseignement et de choses que je réutiliserai, un mot : découverte. Car en plus de découvrir l'univers d'Amahi Camilla Saraceni, j'ai découvert des personnes, mais aussi des textes, des scènes, des musiques, des tags.
Cependant j'aurais aimé approfondir plus, je n'ai eu pour le moment que la sensation d'esquisser, c'est ma seule frustration au tableau. Ce que je retiens c'est malgré les contraintes et les indications (compréhensible et normal) la liberté qui nous était laissé d'explorer.

C'est certain ce stage me fera grandir.
Merci

Sarah Bordes (danseuse et comédienne)

Ces trois semaines de stage ont répondu à une grande soif que j’éprouvais ; la recherche d’une présence pleine et totale.

La recherche d’une présence tant dans la pensée que dans les émotions, dans la voix que dans le corps, dans son propre corps seul et dans le dialogue avec les autres corps, dans l’espace vide ou dans l’espace dessiné. La présence dans le son, et dans la lumière ; le son d’une musique, ou juste la musique même des mots. Dans le réel, comme celui des souvenirs d’enfance convoqués durant certains exercices, et dans l’imaginaire des rêves. La présence en tant que groupe, et la présence singulière ; en tant qu’acteur ou actrice comme en tant que spectateur, spectatrice ; dans l’action et dans la réflexion, l’analyse. Il y a eu constamment cette attention particulière de tenter toujours de reconnecter entre elles toutes ces formes de présences pour tendre vers celle qui serait toujours la plus pleine – et donc, la plus vraie.

Je crois que ce travail a été rendu possible par une même qualité de présence au-delà de la scène, des rapports aux choses très pleins de manière générale : le travail a constamment été très sérieux et très exigent, ce qui n’a jamais empêché trois semaines d’éclats de rires réguliers ; les demandes, attentes et méthodes de travail très précises n’ont pas été un frein à l’expression de chacun.e dans sa plus grande singularité ; la force du groupe était servait de projecteur aux individualités, et les individualités au service du groupe ; les journées denses et chargées, sans aucune sensation pourtant de courir après le temps, mais de toujours le prendre pleinement ; des travaux et exercices variés et renouvelés, rendus possible grâce à d’autres exercices constants et répétés… En somme, une très juste dose, artistiquement et humainement, de sérieux et de pas sérieux ; de gravité et de jeu. Parce que nous sommes avant tout ici pour jouer, et cette dimension n’a jamais été oubliée à mon goût.

Je retire donc de ce stage, en plus d’outils de travail précis et concrets, l’expérience d’un travail dur, profond et efficace, dans toujours beaucoup de tendresse – un enseignement qui dépasse le seul domaine théâtral – et un rapport au temps très sain, très plein. Un espace de vie et de liberté qui est une expérience précieuse à tout parcours artistique qui s’ensuit.

COMMENTAIRES STAGIAIRES NOVEMBRE 2018

Estelle N’tsendé

Voilà un stage essentiel, exigent et intensif, qui m'a réellement touché et apporté. Il nous a permis à tout.e.s de prendre des risques, dans des conditions professionnelles et réelles de création, mais avec un cadre plus ouvert, permettant de s'amuser, d'expérimenter, et de se réaliser.

Ce stage nous a emmené à explorer le côté pluridisciplinaire du théâtre, en nous donnant la possibilité de travailler main dans la main avec un régisseur lumière, une régisseuse son et des scénographes. De plus, c’était une vraie richesse d'aborder le texte et le corps, dans un temps de recherche et d'expérimentation sans nécessité de résultat final. La longue durée du stage a permis aussi d'éprouver la scène en tant qu'acteur et spectateurs, ainsi que de mieux comprendre ce qu'est le travail individuel et de groupe. Cela a été renforcé par la présence des intervenants, qui nous ont proposé un accueil de qualité. Elles/Ils ont été de vraies accompagnateurs/rices, qui ont su mettre en place un rapport horizontal au sein du groupe, ce qui a permis de développer une grande liberté créatrice.

Une vraie expérience humaine qui nous a appris de se découvrir, de nous dépasser et d'aller au-delà de ce qu'on savait faire.

Ce stage a su répondre à mes attentes. Je souhaite le refaire dans quelque temps.

Un grand merci.

Mathieu Hernandez

C'est, pour ma part la deuxième fois que je participe au stage de Amahi Camilla et en ressort avec une vision enrichie et de nouvelles prises de conscience.

Ce stage est, pour moi, très bénéfique autant d'un point de vue technique (placement de corps, travail de respiration, diction, etc .. ) , que d'un point de vue sensible (voir la scène sous une autre dimension, écoute de l'espace qu'on habite et des autres personnes présentes en jeu, activer des sensations qui n'ont souvent pas le temps d'être senties et approfondies lors d'une création. .

La chose aussi qui me semble précieuse dans cette proposition de stage est de faire le lien entre les arts, le théâtre et la danse bien évidemment mais aussi avec l'équipe technique, le son et la lumière. Nous sommes aussi face à un voyage intérieur qui réveille notre être profond qui se laisse progressivement aller pour d'avantage se découvrir.

L'évolution des 3 semaines me semble juste et nous permet d'allier progressivement présence à soi, écoute avec l'autre et écoute avec l'espace.

Merci.

 

Amaranta Kun

Je dois commencer par dire que je suis vraiment reconnaissante d'avoir pu participer à ce stage. Je trouve qu'il est très bien construit, plein de défis et qu'on est tous emmenés à se dépasser dans la plus grande bienveillance que je n'ai jamais senti. L'endroit du travail est vachement juste car je sens qu'on travail tout en même temps (le corps, la voix, les enjeux, l'autonomie de l'acteur, l'écoute de l'autre) mais tant Amahi Camilla comme Gilles, savent conduire chacun vers là où chacun a besoin d'aller. C'est très facile de leur faire confiance, l'absence de jugement et la précision de leurs retours rend très clair l'objectif du stage : le développement du monde intérieur du comédien. Je le trouve plus intéressant, je le trouve nécessaire.

Camille Claris

Stage "Du mouvement à la parole..." :

La première semaine nous avons commencé par découvrir en profondeur et en précision notre corps par des exercices physiques le matin nous amenant doucement debout, puis à la marche, puis au son. Les après-midi, nous avons commencé à construire des phrases de mouvement dansés correspondant aux textes que nous avions appris avant le début stage, les explorant ensuite dans l'espace, dans le temps (vite ou lentement). D'autres exercices sont venus ponctuer ce travail, en nous faisant travailler sur notre rapport à l'intime, à l'exposition, à l’espace intérieur.

La deuxième semaine, nous avons mêlé l'un à l'autre (notre corps et notre texte), et les uns aux autres (nos corps et textes aux corps et textes des autres). Au fur et à mesure, la musique et la lumière sont venus partager leurs partitions avec les nôtres, s'apprivoisant en douceur, parfois compagnons, parfois guides. Le travail de scènes dialoguées est alors venu tout naturellement s’imposer sur le plateau, sans jamais abandonner le matin un travail poussé et de plus en plus précis sur le corps, et nos phrases dansées.

La troisième semaine, nous avons intégré ces différentes couches de travail et d'expression à l'intérieur de différentes scénographies, pouvant par-là explorer l'espace avec nos mots et nos corps ensembles.

J’ai découvert la lenteur, découvert que l’air se caresse et se frappe et qu'il est un partenaire, découvert que mon corps peut raconter beaucoup, qu’il parle et que je peux dialoguer avec lui, j’ai découvert la zone où il devient risqué de faire, et où le théâtre arrive, j’ai découvert comment la parole et le corps peuvent rencontrer la lumière, l'espace et le son, en s'appuyant toujours sur le présent, lieu de tous les infinis.

Merci pour tout,

 

Pascale Goubert

La chorégraphe Leila Haddad aime à nous répéter que "le pire ennemi du danseur, c'est l'habitude".

J'élargis volontiers ce propos à toute pratique artistique. Le travail mené par Amahi Camilla Saraceni, secondée par Gilles Nicolas et assistée par Pablo Dubot, est à coup sûr un chemin intéressant pour qui est prêt à remettre en question certaines de ses pratiques de travail scénique. L'atmosphère de bienveillance, indispensable pour atteindre l'état où l'on peut abandonner tout refuge technique et sortir de sa zone de confort, combinée à une extrême acuité dans l'écoute et le regard des enseignants ; la maîtrise des situations crées pour faire émerger, pour chaque participant, différents angles d’approche ; la vision de l'art théâtral et scénique comme expression globale de l'être, corps, esprit, instinct, intelligence, émotionnel, intuition, sensitivité ; et de plus, le rappel que chacun est là pour travailler pour soi, sans chercher à "réussir", à produire dans l'instant, avec le luxe merveilleux d'avoir le droit à l'erreur, le droit d'être "mauvais".

Tous ces éléments, mis en place avec précision et tranquillité, me semblent aider l'acteur/danseur à accepter de devenir plus poreux à tout ce qui peut contribuer à l'aider dans sa qualité de présence et de connexion à tous les éléments : espace (par la scénographie), lumière (par l'éclairage), atmosphère (par la musique), partenaire(s), corps et texte. Je ne sais si c'est le miracle d'une fois, ou si cela se reproduit à chaque stage, mais j'ai trouvé chaque personne de notre groupe exceptionnelle et touchante.

 

Marie Réache

Stage de très bon niveau qui travaille sur le rapport au corps, puis sur l’intégration du texte dans le corps et du corps dans le texte

Vient après un travail sur les rêves et les souvenirs d’enfance qui aiguillent encore sur d’autres pistes

Nous abordons cette semaine la scénographie et les lumières qui vont encore nous emmener à d’autres endroits

Amahi Camilla a une vision très juste des gens qu’elle a en face d’elle

Elle est de plus en plus exigeante au fur et à mesure que le stage avance

Elle touche aux bons endroits même si parfois ça fait mal

Le matin il y a un échauffement et un travail corporel absolument formidable mené par Gilles qui intervient aussi sur l’ensemble de la journée avec une grande finesse et une grande bienveillance

Je recommande vivement ce stage à tous les artistes qui veulent travailler sur eux de manière différente et en profondeur

 

Mathilde Carreau

Je conseillerais ce stage à tous ceux désireux de s'entraîner, de remettre en question des choses fondamentales de l'acteur, du danseur ou souhaitant s'ouvrir à l'une ou l'autre discipline.

Le stage se déroule en 3 semaines, il part du plus petit au plus grand : de nous-même- seul au plateau, au duos/trios de scènes jusqu'au plateau avec des scénographies, ou nous devons évoluer tous ensemble.

Tout le stage est mené par Gilles et Amahi Camilla, qui ont un regard extrêmement bienveillant et qui nous poussent dans nos retranchements, sans jamais nous mettre à l'endroit "d'élèves" ou de "d'audition." (Ce qui demande beaucoup d'autonomie de la part des participants)

Le travail, même s'il réveille des choses intimes, ne tombe jamais dans le psychologique, ce qui est assez passionnant à suivre, car nous avons également beaucoup de moments en tant que spectateurs.

Ce stage est physiquement et mentalement engageant.

Il nécessite d'être le plus présent possible, pour rester dans la dynamique créée.

En revanche, je préciserais bien que l'essentiel de la recherche passe par le corps et/ou la danse, ce qui est très important à savoir avant de se lancer dans ce stage, car les textes sont vraiment utilisés comme des supports parallèles à la recherche.

 

Zacharie Féron

"Avant toute chose il convient de dire à quel point les présences d’Amahi Camilla Saraceni et celle de Gilles Nicolas ont façonné les trois semaines que nous avons passé ensemble. C'est à partir d'un cadre très simple qu'ils ont posé des le départ que nous avons pu vaquer à nos recherches dans le calme.

Il s'agit d'un respect total des individus avec lesquels ils travaillent, et ce qui est merveilleux, c'est que tout cela ne passe pas par les mots.

C'est de ce contrat silencieux d'où nous avons pu puiser notre liberté et éveiller un peu plus notre désir d'indépendance. Il est question d'éclaircir la conscience de soi, des autres, de l'espace. Essayer de l'agrandir, et ça c'est un cadeau magnifique ! C'est un moment rare qui nous est donné, un espace précieux pour travailler, et dénicher de nouvelles informations.

 

Pour ma part, fraîchement diplômé de l'Ensatt, ce stage ne pouvait pas mieux tomber. Je sens avoir travailler un peu partout sur mon outil de travail. De l'avoir inspecté.

Un point important qui constitue une des réussites de ce stage c'est la construction pédagogique.

Sur les trois semaines qui s'étalent, les choses arrivent progressivement pour que l'on ait le temps de s'approprier tous les nouveaux éléments qui surgissent. Le temps de ressentir les choses.

 

C'est un stage que je ne cesserais de recommander tant il m’a apporté et continuera de le faire."

 

Aude Lachaise

C’est un stage très stimulant qui m’a permis de traverser des expériences riches et

Variées.

La qualité de l’enseignement et le rapport direct entre les intervenants et les stagiaires ont participé d’une bonne cohésion de groupe. Cela a rendu cette expérience particulièrement intéressante humainement.

Amahi Camilla et Gilles ont su pointer les endroits de confort et d’inconfort dans ma manière de jouer. Leurs regards avisés ont révélé de nouveaux chemins que je pourrais emprunter pour enrichir ma palette de jeu.

Les collaborateurs musique, lumière et scénographique sont intervenus de façons à créer un environnement propice à la création, dans lequel la collaboration est active.

Je recommande ce stage.

Louise Morin

Le stage avec la compagnie Amahi Camilla Saraceni a été pour moi une expérience à la fois très forte et très riche.

Ce stage a pour but de relier le corps à la parole. La première semaine nous créons une partition chorégraphique en rapport avec les phrases d’un texte personnel à chacun et choisi au préalable.

Au fil des jours, cette partition s’agrandit et se développe en relation avec celle des autres. Puis, des duos se forment et les différents langages corporels rentrent en relation au plateau.

Par la suite, le texte est réinjecté à l’intérieur des partitions chorégraphiques (pour autant ce dernier n’avait pas été délaissé jusque-là, la prise de parole et la relation au texte avaient été abordé de manière parallèle dans d’autres exercices) et nous poursuivons ainsi le travail de duos.

L’intérêt de ce travail réside, entre autres dans un rapport initial au corps qui par la suite amène au texte. Cela m’a permis de découvrir une manière toute autre d’aborder la parole théâtrale, manière qui je crois me correspond à plusieurs égards. De plus, le fait d’être mélanger lors du stage à des danseurs m’a permis en tant que comédienne de préciser cet endroit de travail, grâce au partenariat et à l’échange quotidien qui avaient lieu entre nous sur le plateau.

A cela, se rajoute tout un développement du lien à l’écoute et au présent qui passe par l’interaction de plusieurs sources créatives comme le son, la lumière et la chorégraphie. Toutes ces matières se rajoutent progressivement au cours des semaines et nous amènent à créer en lien avec celles-ci. Dans ce stage, danseurs, comédiens, scénographes, créateurs son, créateurs lumières sont tous des artistes en lien avec un plateau où les frontières s’annulent pour créer ensemble. Ce stage m’a permis d’élargir et de développer ma relation au jeu. Car à l’instar de l’art du clown, Camilla Saraceni dite Amahi nous amène à développer nos capteurs sensibles pour que tout ce qui nous entoure puisse devenir de potentiels objets de création, faisant de nous, non pas seulement des interprètes mais des

« Chercheurs créateurs ».

 

Yoan Grosjean

Ce qui est incroyable avec ce stage c’est qu’on ne sait pas où il va nous emmener.

Je suis venu dans l’optique de pouvoir dire un monologue et jouer un dialogue juste.

Aujourd’hui je peux dire que je sais vers quelle direction aller pour atteindre ces objectifs.

 

Même si j’ai apprécié les échauffements corporels, les petites danses apprises, les moments d’improvisation dansés, ce que j’ai préféré c’est comment à travers mon corps j’ai pu sortir un texte.

 

Ce stage m’a réconcilié avec l’improvisation dansée, et surtout m’a fait ressentir des choses que je n’avais jamais réussies à atteindre.

J’aurais aimé pouvoir plus explorer ces moments.

 

Je conseille ce stage aux danseurs, comme moi qui ont envie d’échanger de forts moments d’improvisation.

Garance Silve

Je cherchais un stage qui puisse combiner le travail du corps et de la parole, trop souvent dissociés dans une formation classique.

Ces trois semaines se sont déroulées dans une extrême bienveillance de la part du groupe et des pédagogues.

C'est un endroit d'expérimentations pour réveiller le mouvement dans un corps qui parle et pour jouer avec cette nécessité de bouger.

Un endroit où l'on explore palier par palier, à son rythme, et selon ses propres problématiques.

Cette recherche m'a permis de me dépasser dans le jeu et le mouvement sans pressions et dans un cadre exceptionnel, grâce à Amahí Camilla et Gilles, mais aussi grâce au travail du son, de la lumière, des costumes et la présence de différentes scénographies dans la dernière semaine.

Je recommande chaudement cet entraînement.

Andrea De Luca

Amahi Camilla et son équipe composée de professionnels experts et bienveillants cherchent à tirer le meilleur de vous-même avec douceur et efficacité.

Rares sont les moments professionnels où l’on a l’impression de franchir un cap, de gravir une marche. C’est exactement ce qui se passe au cours de cette aventure. Merci !

FORMATEUR.TRICE.S

Amahí Camilla Saraceni (metteure en scène et chorégraphe directrice pédagogique)
Gilles Nicolas (comédien et chorégraphe)
Franck Jamin (scénographe) - Suppléante Anabel Strehaiano

 

TECHNICIEN.NE.S FORMATEUR.TRICE.S

Amélie Charbonnier (assistante formatrice) – Suppléant Pablo Dubott
Hugo Fleurance (régie et création lumière, vidéo théâtre)
Louise Blancardi (régie et création son théâtre)

 

INTERLOCUTRICE À DISPOSITION DES STAGIAIRES

Amahí Camilla Saraceni Tel. +33 6 11 68 87 26 | contact@amahi-camilla-saraceni.com

OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES

Chaque stage nourrit forcément tous les participants, de notre côté cela nous permet d’enrichir et d’affiner notre pédagogie au fil des stages, en tenant compte des contraintes actuelles du métier, et d’une nouvelle génération d’interprètes. Nous avons pris conscience de l’importance pour chaque interprète de pouvoir traverser le texte avec le mouvement grâce, entre autres, à la danse. Le corps souvent raconte l’intimité du texte et peut parler au-delà des mots. La danse peut se laisser aussi traverser par le texte, elle devient plus habitée et moins mécanique et la parole plus organique et moins cérébrale.

Au 4ème acte de la Mouette de Tchekhov, Nina dit :
« … Je jouais bêtement… Je ne savais pas que faire de mes mains, comment me tenir en scène, je ne contrôlais pas ma voix. Vous ne connaissez pas cette situation : sentir qu’on joue abominablement ? »

- Contrôler ses gestes alors qu’on parle sans devenir formel.
- Rester libre de changer le courant, le rythme de la pensée, donc de la parole, sans perdre la conscience ni la maîtrise du geste (qu’il soit minimal ou exubérant).
- Comprendre la nécessité du mouvement et comment en devenir le créateur.
-Élargir chez l'acteur le vocabulaire physique, et, chez le danseur, apprivoiser la parole pour que l’un et l’autre puissent les préciser et en prendre conscience.
- Mettre en relation les acquis avec l’espace scénique (scénographie, costumes, lumières, vidéo et son). Sur un plateau nous dialoguons aussi avec le scénographe, avec les costumes, avec les couleurs, avec la musique, avec la lumière, qui changent ce que le public voit, et que nous nous efforçons, dans ce stage, de mettre à disposition dans la troisième semaine pour que les interprètes puissent expérimenter, comprendre, jouer avec ces outils et non plus les subir.

De plus en plus l’art vivant devient pluridisciplinaire. C’est ce qui rend indépassable l’expérience du spectacle vivant. Cela multiplie les facettes offertes au public, autant de portes d’entrée dans l’art et la culture, et constitue aussi un terrain de rencontre unique entre professionnels. Mes stages proposent non seulement de traverser la danse, le mouvement et la parole, mais aussi de faire des ponts et des rencontres entre les arts dans une approche libre du plateau, cela grâce à ma formation qui est déjà pluridisciplinaire, mais aussi par le choix d’ouvrir le stage non seulement aux danseurs, aux comédiens et aux acteurs, mais aussi aux chanteurs, musiciens et artistes de cirque de tout âge.
Nous apportons aux stagiaires les moyens de tester et de développer leur créativité dans des domaines où ils sont plus fragiles, ou qu’ils ne connaissent pas très bien.

PROGRAMME PÉDAGOGIQUE

Chaque stagiaire choisit un monologue dans le répertoire proposé 15 jours avant le stage, nous choisissons les textes en fonction du groupe.
Au cours du stage précèdent nous avons proposé : « La nuit chante » de Jon Fosse, «Phèdre » et « Britannicus » de Racine « Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) », « Rois & Reine », de Arnaud Desplechin, « Beyrouth Hôtel » de Remi De Vos et « Les Démons » de Lars Noren.
Racine, Fosse et Desplechin sont des auteurs auxquels nous tenons particulièrement et qui reviennent souvent dans mes stages.
Il est nécessaire que le stagiaire ait envie de le dire, de le défendre. Ce texte devra être communiqué aux formateurs avant le début du stage, pour la préparation du travail. Les monologues doivent être appris par cœur, et parfaitement connus, dès le premier jour de stage.

Nous envoyons aussi une méthodologie pour apprendre ces textes par cœur :
1 Choisir un monologue, en fonction des textes proposés, qui vous plait et que vous ressentez proche de vous. Puis relire toute la pièce ou le scénario pour avoir une vision d’ensemble du personnage.
2 Écrire la partition à la main en enlevant virgules et points pour retrouver votre rythme.
3 Essayer de le travailler en enlevant les dents (comme un vieux) pour travailler l’articulation profonde et pas juste la superficielle faite par les lèvres.
4 Dans l’apprentissage donner de l’importance aux mots qui ont un sens mais aussi aux articles conjonctions etc, en faisant un espace à chaque fois sans perdre le sens, exemple La...maison. Dans un texte tout est important. 3 Sur tous les mots essayer de trouver des mémoires personnelles, sensitives. Par exemple si je dois apprendre le mot « abîme », j’essaye de trouver à quelle mémoire sa fait référence en moi. Si je devais dire ce mot la première image qui me vient c’est un jour ou je traversais un pont ajouré et je me suis rendu compte que j’avais le vertige, ou alors une séquence, dans un film de Wenders « les ailes du désir » ou un homme se jetait d’un immeuble. Des mémoires personnelles qui donneront du corps à votre texte. Dans une phrase d'un texte que l'on doit apprendre, il y a souvent un mot, un verbe...qui retient l'attention et que l'on aura de la facilité à restituer. Ce mot recèle un souvenir agréable ou au contraire réveille une sensation de déplaisir relié à un événement de sa vie. Si on le fait naturellement sur certains mots pourquoi ne pas essayer sur d'autres mots qui nous paraissent insignifiant au premier abord. On peut se rendre compte que chaque élément d'un texte, si on prend le temps de s'y attarder, renferme une infinité de sentiments, enfouis ou reconnaissables pour d'autres. Dès lors si on traverse la phrase avec toutes ces émotions retrouvées, la parole reliée au texte sera chargée et intimement vivante.
5 Trouver le manque inconscient du personnage : manque d’argent, manque de père etc qui régit ces actes de façon inconsciente.
6 Essayer d’utiliser des phrases ou des mots dans vos conversations quotidiennes sans que votre interlocuteur le remarque.

Les dialogues sont attribués, en tenant compte du choix de chacun, au cours de la première semaine.

Au début de chaque séance, un échauffement du corps et de la voix de 45 minutes environ est proposé par Gilles Nicolas, toujours le même enchainement d’exercices, pour pouvoir l'approfondir tout au long des trois semaines, et se corriger, sans être tous les jours soumis à l'effort de l’apprentissage. Au cours de la deuxième semaine, comme tous seront capables de le reproduire, nous pourrons alors orienter le travail de chacun plus en détail et introduire des corrections plus fines. Cet enchaînement a pour but d’assouplir le corps, l’échauffer et le rendre disponible au travail et à la création.
1 - La première semaine sera dédiée aux solos et aux monologues
2 - La deuxième semaine aux duos et aux dialogues et à l’exercice des rêves
3 - La troisième semaine nous travaillerons sur l’ensemble avec l’intervention de Franck Jamin (scénographe) qui proposera tous les jours une scénographie différente pour permettre aux interprètes d’avoir des appuis de jeu. Il y aura aussi des costumes à leur disposition : c’est moi qui leur suggère progressivement une couleur ou une forme pour les aider à incarner le texte qu’ils ont choisi, pour éveiller en eux l’importance du costume et de la couleur comme support de jeu.
Les trois semaines ils sont accompagnés par deux techniciens au son et à la lumière et vidéo qui les aideront en proposant des supports sonores, musiques ou micros HF et des éclairages et des images vidéo possibles. Au fur et à mesure, les stagiaires peuvent ainsi chercher et trouver leur liberté et leur autonomie avec tous les éléments d’une création.

PLANNING

Du lundi au vendredi
Du lundi au vendredi de 10h à 13h et de 14h30 à 18h30

Première semaine
10h à 10h45 Échauffement
10h35 à 13h travail sur le mouvement vers la parole solos
14h30 à 18h30 Travail sur l'enfance et les monologues

Deuxième semaine
10h à 10h45 Échauffement
10h45 à 13h duos et dialogues.
14h30 à 18h30 solos et duos, dialogues et monologues
Tout au long de la semaine les stagiaires préparent l’exercice des rêves qu’ils présenteront le vendredi en fin de journée.

Ces deux premières semaines elles sont accompagnées par la lumière et la musique.

Troisième semaine
10h à 10h45 Échauffement
10h45 à 13h solos et duos, dialogues et monologues
14h30 à 18h30 solos et duos, dialogues et monologues avec les propositions du scénographe, les costumes, la lumière, vidéo et la musique.

EXEMPLES DU TRAVAIL PROPOSÉ

En début de stage les matinées sont consacrées au « mouvement vers la parole » et les après-midi à « la parole vers le mouvement ». Petit à petit cette scission disparait.
Ma présence est continue tout au long de la journée pour mettre en relation le travail du matin (proposée par Gilles Nicolas) avec celui de l’après-midi, et également pour accompagner d’une façon personnelle chaque stagiaire et répondre à ses manques plus rapidement.Le premier jour du stage chaque interprète élabore un bref solo chorégraphique de présentation, partant de gestes simples, qui lui sont naturels ou caractéristiques. Ce que nous appelons « geste-signature ».
Cette chorégraphie propre à chacun servira de base de travail. Au fil des jours elle s’affinera, se complètera, évoluera, et s’enrichira de nouveaux mouvements.

QUELQUES EXEMPLES DU TRAVAIL PHYSIQUE

Nous développons ici l’un des exercices les plus représentatifs de notre travail dans ce stage :
- Nous demandons à l’interprète de choisir quatre phrases qui lui semblent importantes dans le monologue qu’il a choisi et de les transcrire sous forme de gestes, en tenant compte du sens mais aussi de la sonorité ou de l’élan qu’il éprouve dans la phrase.
Puis de travailler le lien entre ces quatre phrases, comment passer d’une phrase gestuelle à l’autre, en utilisant parfois le chemin le moins évident. Cela forme une boucle, une petite chorégraphie qui est née du texte qu’ils ont à dire.
Le temps d’intégration de cette série de phrases gestuelles par le corps est plus ou moins longue, cela dépend de l’interprète, cela pourrait se comparer au temps qu’il faut pour intégrer un texte et ne plus être entrain de penser à ce que l’on a à dire. Pour cela on demande à chacun de le faire et le refaire, par groupe de deux ou trois, et on les pousse à dépasser leurs habitudes et limites (par exemple : certains travaillent seulement le haut du corps, on essaye de les pousser à inclure aussi le bas).
Puis, une fois que le mouvement leur appartient, on leur demande de dire le texte tout en continuant la boucle et de commencer à jouer entre le texte et le mouvement, parfois on enlève petit à petit le mouvement en gardant la trace, alors le corps sur scène malgré une quasi immobilité possède une force dont il était dénué avant. Puis vient le moment où nous essayons de voir à quel moment la parole se suffit à elle même et tout mouvement devient superflu ; à quel moment la danse suffit et la parole est de trop ; comment ces deux arts peuvent cohabiter, se répondre, s’harmoniser.

EGALEMENT : 
- Reproduire l’enchaînement de mouvements, dans la continuité, et ensuite dans la discontinuité, c’est à dire lui donner des arrêts, des pauses, des accélérations, des ralentis.
- Travailler sur le mouvement proposé et son contraire, ce qui élargit le vocabulaire d’une façon très simple.
- Enseigner son propre solo à un autre puis apprendre le sien, cela permet de préciser la gestuelle et de la charger d'une intention exacte afin de le transmettre, on choisit pour cela des interprètes qui se complètent.
- En partant de l’immobilité, traduire en mouvement des états physiques qui peuvent traverser le texte choisi et permettent d'exprimer un état intime du personnage (ex : la chute ou le déséquilibre) qui est souvent en opposition avec ce qui est dit dans le texte.
- Sur le texte d'un stagiaire, un autre doit réagir spontanément à la sonorité des mots et non pas au sens de la phrase. Le narrateur peut opérer des répétitions dans son texte et doit varier le rythme.
- En duo : l’un agit sur la boucle de l’autre en le contrariant, le rectifiant, l’encourageant, aussi bien avec le mouvement qu’avec la parole en contact direct ou de loin.
- Toujours en duo : travailler sur quatre verbes d'action proposés, ce qui implique à chaque fois d'agir sur l’autre (par exemple : retenir, se dégager, rattraper, affronter etc…). En choisissant des verbes en lien avec l’action sous-jacente du dialogue, avec son mouvement intérieur.
- Travail au ralenti sur la continuité d’un mouvement, et d’un déplacement dans l’espace, puis en conservant ce rythme rajouter la parole, le texte doit être parlé, concret, et adressé, tout en conservant la qualité et la pureté du mouvement.
- Travail sur les appuis (sol, paroi ou assis) et les vitesses (normal, rapide et ralenti).

Pendant la première semaine (les après-midi) j’axe le travail sur les souvenirs d’enfance, suivi par un travail individuel sur l’interprétation de chaque monologue et l’articulation précise des mots porteurs de sens et émotions chez les grands auteurs. (La présence de tout le groupe est indispensable pour ce travail).

DÉROULEMENT DE L’EXERCISE SUR L’ENFANCE

« Il n’y a pas qu’un moi en nous, celui que nous sommes maintenant, mais un autre moi aussi, celui que nous fûmes jadis ; nous vivons, sentons, raisonnons à l’aide de pensées et de sentiments qu’un long oubli a obscurcis, supprimés et éteints dans notre conscience présente, mais qui, à la faveur d’un choc, d’un trouble imprévu de l’esprit, peuvent encore faire preuve de vie en révélant vivant en nous un autre moi insoupçonné [...] Certaines tendances dont nous nous croyons libérés peuvent être pour nous de réels motifs d’action alors qu’au contraire certaines croyances nouvelles que nous nous figurons posséder vraiment, intimement, n’auront en nous d’autre efficacité pratique qu’illusoire ».
LUIGI PIRANDELLO, Ecrits sur le théâtre.

Ce texte exprime assez bien mon travail sur l’enfance. Cette démarche à sa logique : je commence par une histoire personnelle liée à l’enfance de l’interprète pour passer petit à petit à un texte qui ne lui appartient pas mais qu’il a choisi. Cela permet à l’interprète de relier le texte avec son intimité, par cet exercice, le texte s'intègre dans une logique sensorielle, émotionnelle et pas intellectuelle.
Je demande à l’interprète de nous raconter une histoire personnelle liée à son enfance.
Dans cette première étape, je laisse l’interprète libre de bouger, et je repère les mouvements qui lui appartiennent et qu’il fait malgré lui.
Puis l’interprète se place sur scène, côté cour sur une chaise, et devient l’auteur de ce texte.
Je demande à quatre autres interprètes de s’en emparer, en étant le plus précis possible tant dans les gestes que dans le récit.
Un à un ils passent sur scène cela leur permet de s’emparer d’un texte immédiatement et d’être capable de le jouer, trouver vite des appuis intimes pour le jeu (entrainement excellent pour les castings).
Puis l’auteur vient raconter de nouveau son histoire avec tous les détails qui lui sont venus pendant le récit fait par les autres.
Cette fois ci, je lui demande de ne plus bouger du tout, de relâcher le plus possible le corps et de nous adresser le récit aussi par le regard.
Quand le corps se relâche complètement, souvent une sensation ou une émotion surgit de l’enfance.
Il y a dans l’enfance toutes les sensations et les émotions nécessaires à un artiste.
Quand celle-ci surgit je demande de la garder dans la mesure du possible et de passer au monologue choisi. L’interprète essaye de garder l’immobilité et le relâchement avec mon aide, tout en nous regardant, pour arriver à trouver un corps neutre et une parole présente.
De là, le geste juste peut naitre mais aussi la direction que le travail du texte doit prendre est évidente.

Ce travail sur des récits d'enfance permet aux acteurs, et plus encore aux danseurs, de se rapprocher de leur voix, de leurs sensations et de transposer ce travail dans des textes d'auteurs. Leur récit est « rejoué » par 4 stagiaires qui doivent s'approprier presque instantanément le récit original. Le travail pour les « interprètes » de l'original est donc un exercice mettant en mouvement la capacité de l'acteur ou du danseur à mémoriser un parcours sensoriel fort (souvenir d'enfance) en intégrant les particularités du corps, de la voix, de l'expression du récitant « modèle ».

DÉROULEMENT DE L’EXERCISE SUR LES RÊVES

Pour préparer la troisième semaine avec l’intervention du scénographe et des costumes je propose aussi la deuxième semaine un exercice sur les rêves.

Il s’agit de constituer 3 groupes de 5 ou 6 stagiaires. Chaque groupe désigne son coordinateur. Chacun doit écrire un rêve ou a défaut l’inventer. Il s’agit de les mettre en scène avec costumes décors et lumières en essayant de construire avec ces 5 ou 6 rêves une dramaturgie cohérente.

Pour cela je mets  chaque jour une ou deux heures le plateau et l’équipe technique (son et lumières) a leur disposition. La présentation se fait le vendredi de la deuxième semaine en fin de journée.

Ce travail sur les rêves permet aux interprètes d’élargir leur idée de la représentation sur un plateau, il s’agit de rêves donc tout est possible. Ex : Si je rêve que je me noie dans l’océan au milieu des baleines il faux que je trouve le moyen de représenter cela sans pour autant avoir ni les baleines ni l’océan a disposition. Cela permet de creuser le sens d’un texte et sa représentation théâtrale de manière ludique.

DIALOGUE AVEC SON PARTENAIRE, MAIS AUSSI AVEC LA SCÉNOGRAPHIE, LES IMAGES, LA LUMIÈRE, LE SON ET LES COSTUMES

Il est important de s’être défini avant de pouvoir rentrer en contact avec l’autre, c’est pour cela que l’on part d’un travail sur un monologue choisi par l’interprète et que l’on choisit ensuite dans la même œuvre un dialogue impliquant le même personnage.
Quel est le sens d’un dialogue ? Qu'est-ce qui change si notre partenaire change ?
Nous ne pouvons pas nous adresser à deux personnes différentes de la même façon, même si le texte est le même ; ce qui change est très subtil, mais grâce aux duos, à l’implication physique, il est plus facile de percevoir des différences simples comme le poids, ou la souplesse, ou la raideur que l'on perçoit d’un corps à l’autre ; pouvoir insuffler le texte dans ces différents duos permet de percevoir cette différence.

Mais sur un plateau nous dialoguons aussi avec le scénographe, avec les costumes, avec les couleurs, avec la musique, avec la lumière, qui changent ce que le public voit, et que nous nous efforçons, dans ce stage, de mettre à disposition dans la troisième semaine pour que les interprètes puissent expérimenter, comprendre, jouer avec ces outils et non plus les subir.
Les textes d'auteurs sont ré-improvisés chaque jour dans des situations, des espaces, des climats lumineux et sonores différents. Cette pédagogie permet aux interprètes d'aiguiser leur perception et les possibilités existantes du mouvement, de la parole et d'intégrer ces rapports dans une proposition scénographique et sonore.

Le travail d’interaction avec les scénographies proposées par Franck Jamin aide chacun à développer un imaginaire très riche autour de chaque texte. L’enjeu est toujours d’assister le processus pédagogique par la mise en œuvre d’espaces autour de différentes problématiques de prise de parole, de mouvements, de textes.

Concernant le matériel son et lumières, indispensable à cette semaine, il est en partie fourni par la salle et par ma compagnie, soit loué ou bien prêté par le théâtre de la Bastille. Pour la scénographie et les costumes, nous puisons dans les décors et costumes de la compagnie et complétons en fonction des besoins.

Pour la lumière, comme pour le son, il s'agit, avec des moyens de diffusion simples, d'accompagner les acteurs en créant des contrastes, des ouvertures qui aident leur imaginaire à dépasser leurs premières impressions.
La lumière et le son peuvent à la fois, de manière quasi subliminale ou, au contraire, nettement et rapidement, déformer une scène, une situation, modifier un espace et par cela faire apparaître des éléments nouveaux, à explorer, ou pas.

La lumière est tout à fait liée à la proposition scénographique il s’agit d'accompagner ses lignes de forces, sans trop révéler.
Mon travail propose toujours un plateau pluriel où des scènes simultanées se jouent, se répondent, s'influencent. La lumière doit préserver un espace multiple : tout n'est pas égal et univoque.

Pour le son, le rapport à la scénographie est plus libre. La musique peut déplacer sensiblement ce que l'on perçoit de l'espace mais comme une rêverie.
Mon travail s'oppose à la lourdeur, une trop grande gravité, sans épargner la violence. La musique aide parfois à déjouer un trop grand sérieux, comme elle peut noyer une situation trop raisonnable et aider à "perdre la tête". »

DIALOGUE AVEC LA SCÉNOGRAPHIE PAR FRANCK JAMIN

« Mon travail scénographique dans le stage De la parole au mouvement - du monologue au dialogue de l’espace vide a la scénographie se développent selon les principes de point / ligne / plan pour installer des appuis, des circulations, des espaces générateurs de jeux et de mouvements. Avec ces principes, je construis une image de départ, que je souhaite plutôt séduisante, dans le sens où elle donne envie aux interprètes de l’investir, de s’y mêler. Je donne une couleur, un univers simple et cohérent sur l’ensemble du plateau en lien avec les textes qui sont choisis. On regarde, on évalue les vides, les obstacles, les objets et accessoires… Entre abstraction et figuration la fabrication de ces espaces se réalise en général avec différentes matières qui induisent elles-mêmes un dessin, et une relation au corps. La possibilité de les manipuler à tout moment permet de jouer avec les équilibres du plateau, et conduit la scénographie à être autant un support qu'un partenaire de jeu, un autre personnage. En superposition et à l’écoute des propositions des comédiens, un travail de lumière simple mais toujours pertinent vient tendre la scénographie et en fait surgir les dramaturgies. L’introduction parfois de l’image vidéo implique bien-sur de repenser en partie le dispositif scénographique notamment pour des questions d’espace et de circulation. »

SUPPORTS FOURNIS AU STAGIAIRES

Salle de théâtre de 180m2, vestiaires.
Costumes, scénographies, accessoires, maquillages, perruques…
15 jours avant le début du stage ils auront une copie de chaque texte proposé.

ÉVALUATION DES STAGIAIRES

Présentation collective en début de stage. Tour de table des attentes des stagiaires.
Suivi de présence et d'assiduité. Signature feuille de présence.
Échange régulier et personnel des intervenants avec chaque stagiaire au cours de la formation.
Chaque vendredi nous laissons un temps pour faire un bilan des acquis.

En fin de stage, retour des intervenants sur le stage et évaluations et retours collectifs sur la qualité du stage par les stagiaires et individuel par écrit.

Deux méthodes d’évaluation sont mises en place : un premier compte rendu et impression est demandé aux stagiaires à chaud, le dernier jour de la formation. En posant des questions sur chaque exercice proposé et chaque formateur.
Les propos sont recueillis par l’assistant et signé par les stagiaires et envoyés ensuite à tous les formateurs ainsi que à l'AFDAS. (a)

6 mois après le stage, une demande par mail est envoyée à chaque participant pour les interroger sur l’impact du stage dans leur vie professionnelle, en quoi il a facilité leur travail, que ce soit de manière directe (proposition de travail à l’issue du stage, rencontres déterminantes, etc) ou indirecte (est-ce que la formation a facilité votre façon d’aborder le travail artistique, la rencontre, et comment).
Tous les retours sont recueillis et collectés ; ils permettent à notre organisme de formation d’améliorer sans cesse ses pratiques et de garder un contact avec eux.

(a) Le dernier jour du stage en plus de la discussion et des propos recueillis par mon assistant, les stagiaires reçoivent une grille d’évaluation qu’ils devront remplir et nous remettre.